Chocolat

Huile de palme

Qui dit chocolat, pense sucrés : truffes, pralines, couque au chocolat, gâteau au chocolat, pâte à tartiner au chocolat. Ces denrées alimentaires contiennent souvent de l’huile de palme, appelée “huile végétale” sur l’étiquette.

Autrefois, de la graisse animale était utilisée plus couramment, mais pour des raisons de santé l’industrie alimentaire a cherché des alternatives et l’huile de palme a été retenue comme le meilleur substitut : bon marché, bien que provenant de régions tropicales, et présentant des propriétés comparables au niveau du goût et de la texture.

Il n’est pas étonnant que le produit de remplacement de la graisse animale contient un taux élevé d’acides gras saturés, à savoir près de cinquante pour cent de sa composition.

Pourquoi l’huile de palme ?

L’huile de palme se cultive au mieux dans un climat tropical. Après quatre ans, les fruits de l’arbre contiennent des grains dont l’huile peut être extraite. La demande de ce liquide orange augmente déjà depuis trente ans et de trois pour cent par an. C’est donc une mine d’or, mais de couleur orange. Un hectare de palmiers à huile produit environ 6 tonnes d’huile.

Cette production importante et le fait que plusieurs récoltes par an sont possibles pendant au moins 20 ans, plus le coût très bas des travailleurs, les règles protectrices contournables, l’ancienne route commerciale (coloniale) de l’Indonésie à Rotterdam en Hollande et les nombreuses qualités culinaires intéressantes font que cet “or orange” représente un tiers de la production mondiale d’huile végétale.

Effet sur l’environnement et la santé

Effet sur la santé

L’huile destinée à l’exportation est le plus souvent décolorée, déodorée et désacidifiée pour obtenir un produit blanc, pâteux, demi-solide qui est résistant à la chaleur et rancit moins rapidement. Au cours de ce raffinage, l’huile perd une partie de son action saine. Les caroténoïdes, qui donnent également la couleur rouge-orange aux carottes et tomates et qui sont très bonnes pour la santé, se dissolvent.

Le Conseil Supérieur de la Santé avise de limiter la consommation d’huile de palme. Contrairement à d’autres huiles végétales qui sont riches en acides gras insaturés, l’huile de palme contient jusqu’à quarante pour cent d’acides gras saturés nocifs qui augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.

Ajoutée à un gâteau sucré ou à une pâte à tartiner, cette huile donne à ce produit une douceur dont les enfants (et les adultes) sont ravis. Nutella l’a bien compris et vient à la rencontre de leur envie avec sa pâte à tartiner aux noisettes.

Les forêts tropicales disparaissent

Les plantations en Indonésie et en Malaisie continuent leur expansion : 87% de la production globale est récoltée sur 10 millions hectares de superficie. En deux ans (2009-2011), 300.000 hectares ont été déforestés et détourbés. Cette exploitation contribue largement aux rejets de gaz à effets de serre et détruit les habitats notamment de tigres et d’orangs-outans. De plus, les petits agriculteurs passent de la production de cultures locales à la monoculture d’huile de palme pour l’exportation, ce qui augmente encore le risque de déforestation.

En outre, l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a facilité le commerce et le transport de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux à travers le monde. Il en suit que le choco industriel n’est pas fait d’ingrédients équitables et locaux, mais d’un ensemble de choses qui ne coûtent pas cher sur le marché mondial, et dans le chocolat le fabricant remplace le beurre de cacao, qui coûte nettement plus cher, par du soja.

Les quantités de soja importées en Europe atteignent les 39 millions tonnes. Le résultat est que le forêt de l’Amazone et le Cerrado, une région de savane moins connue, sont détruits graduellement. Or, la déforestation, l’extinction d’espèces animales et végétales rares, le travail des enfants, l’exode rural et autres ne sont pas comptés dans le prix de chocolat et d’un pot de choco.

Partager

Produits déjà scannés

Lettre d'information

RABAD