Chocolat

Conditions de production

Le contexte commercial et économique mondial explique en grande partie les problématiques auxquelles les producteurs de cacao font face. A cela s’ajoutent d’autres facteurs comme le changement climatique, les hausses des coûts de production ou des difficultés à investir.

Voici un film canadien qui explique bien la situation.

Des prix internationaux du cacao très instables

Très volatile, le cours du cacao est influencé par divers facteurs. En novembre 2000, à la bourse de New-York, les prix ont ainsi atteint leur niveau le plus bas depuis 27 ans (714 $/tonne) alors qu’au mois de mars 2011 ils se sont envolés, atteignant leur plus haut cours en 32 ans (3 775 $/tonne).

Sur le court terme les prix sont influencés par :

  1. Les conditions climatiques quand elles sont favorables à une bonne récolte, les prix baissent, alors qu’en période d’extrême humidité ou de sécheresse, les prix augmentent. Des maladies ou infestations par des nuisibles et un mauvais entretien des cultures.
  2. L’instabilité politique dans les pays producteurs comme le cas de la Côte d’Ivoire.
  3. La spéculation sur les marchés et La rétention des stocks par les producteurs dans l’espoir d’en tirer de meilleurs prix.

Les gros problèmes se situent plutôt sur le longterme

Mauvaises circonstances de travail

Le travail des enfants.

Selon une étude du Programme de Développement Durable des Cultures Pérennes (STCP) de l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA), plus de 250 000 enfants sont exploités dans la production de cacao en Côte d’Ivoire. La plupart d’entre eux travaille dans des exploitations familiales ou avec leurs parents et sont exposés à des conditions de travail à risque : 94% des enfants utilisent des outils dangereux comme la machette et 80% portent des charges lourdes.

Des coûts de production en hausse.

Le prix des fertilisants et pesticides pour combattre nuisibles et maladies continue d’augmenter, tout comme le prix du carburant et les coûts de transport.

Des difficultés à investir

Conséquence majeure de plusieurs décennies de prix bas et incertains, l’accès au crédit est devenu limité ou même impossible pour les producteurs qui ont de très faibles revenus, instables de surcroît. Il leur est donc difficile d’investir dans de nouveaux plants ou dans l’achat de matériel qui leur permettrait d’obtenir une production de meilleure qualité.

Un manque d’information.

Les petits producteurs de cacao sont le plus souvent mal informés sur les variations locales des prix au profit des intermédiaires. De nombreux producteurs se plaignent que les acheteurs privés utilisent régulièrement des balances biaisées afin de sous-estimer le poids de leur récolte et ainsi la leur acheter à moindre prix.

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