Huiles végétales

Huile de palme

Le palmier à huile est d’origine africaine. Il a été exporté et cultivé depuis presque un siècle en Indonésie, notamment. Depuis 50 ans, cette production est devenue massive, car le prix de cette matière grasse, très productive et économique, attire beaucoup d’industriels, dans la production alimentaire et celle non alimentaire. La consommation mondiale d’huile de palme double tous les 10 ans depuis 40 ans.

L’huile de palme brute est le produit le plus riche que l’on connaisse en carotènes (précurseurs de la vitamine A) et en tocophérols, un antioxydant, d’où notamment l’intérêt de son utilisation en Afrique comme source naturelle de Vitamine A.

En Guinée Bissau, la région septentrionale de Cacheu est riche en palmiers sauvages dont les hommes récoltent les fruits roses, massés en grosses grappes ; les femmes, en les travaillant, en recueillent une huile dense à l’arôme fruité et épicé.

Cette huile, ingrédient fondamental dans la cuisine traditionnelle de la région, est produite artisanalement et est à ce titre protégée par Slow Food, association internationale qui promeut les petits producteurs, le respect de la biodiversité et de la terre.

Biodiversité

La monoculture intensive de palmiers à huile (comme toute autre monoculture) provoque de nombreuses conséquences sur l’environnement, la faune et les habitants : la déforestation des pays producteurs, l’expulsion des populations locales, la diminution de la biodiversité par la disparition de la faune locale (orangs-outans, tigres de Sumatra), la destruction de tourbières riches en carbone et des émissions de CO2 record (L’Indonésie, premier producteur est le 3ème pays émetteur de CO2 derrière les USA et la Chine).


Impact des palmiers à huile sur les forêts... door WWF_France

Après sa récolte, l’huile de palme connaît des traitements physiques, chimiques ainsi que différentes transformations qui la rendent très toxique pour notre organisme. Elle est riche en acides gras « trans », qui sont maintenant considérés comme de plus grands facteurs de risque de maladies cardiovasculaires que les graisses saturées.

Nous, en Europe, nous ingérons près de 2 kg par an d’huile de palme. Parmi les produits alimentaires, ce sont les chips, les frites surgelées, les biscuits, les gâteaux apéritif, et les pâtes à tartiner chocolatées qui sont les plus importants contributeurs à l’empreinte forestière de l’ huile de palme.

Mais nous en consommons davantage dans les savons, les cosmétiques, les shampoings, les produits ménagers, les additifs alimentaires et via notre consommation de viande car les résidus de pressage de l’huile de palme servent aussi d’alimentation pour le bétail.

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