Prix des céréales

Facebook Twitter
Le poids des investissements, la volatilité des prix sur le marché mondial et les dérèglements climatiques rendent la situation des agriculteurs de plus en plus instable et précaire. Le prix de vente des récoltes céréalières est déterminé par le marché mondial, en fonction de l’offre et de la demande. Ce prix évolue constamment, de jour en jour et même de minute en minute, en fonction des fluctuations du marché international.

De nombreux agriculteurs connaissent des problèmes de surendettement parce qu’ils sont contraints d’investir dans du matériel agricole onéreux, tandis que des années comme 2011, avec de fortes pluies en été, s’avèrent néfastes pour les récoltes.

Souvent, ce sont les plus petits agriculteurs qui sont les plus fragilisés et le secteur agricole enregistre un des plus hauts taux de suicides... Face à cette situation, les exploitations agricoles tendent soit à se spécialiser et à devenir de plus en plus grosses et mécanisées, soit à disparaître : en trente ans, la Belgique a perdu plus de 60% de ses fermes et près de la moitié du nombre de travailleurs occupés dans les activités agricoles… et la tendance se poursuit Le prix de vente des récoltes céréalières est déterminé par le marché mondial, en fonction de l’offre et de la demande.

Ce prix évolue constamment, de jour en jour et même de minute en minute, en fonction des fluctuations du marché international. Cette situation de volatilité des prix fragilise la gestion des fermes et les agriculteurs ne font souvent pas le poids dans les négociations face aux industries agroalimentaires et à la grande distribution.

PAC

Les réformes successives de la Politique agricole commune européenne (PAC) ont eu pour effet de renforcer la spécialisation de l’agriculture. Au lieu de diversifier des productions complémentaires comme auparavant, les fermes se concentrent sur un ou deux produits pour répondre à la demande du marché.

Mais cette hyperspécialisation les fragilise en cas de mauvaise récolte, de forte baisse des prix de leur production et dans leurs négociations avec les acteurs agroalimentaires. La nouvelle politique entrera en vigueur en 2014 pour six ans. Elle a notamment pour objectif de renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs en leur permettant de s’organiser au sein d’organisations de producteurs ou en mettant en place des associations interprofessionnelles.

Certains députés européens s’impliquent véritablement sur le sujet et dénoncent les dérives du système agroalimentaire actuel. José Bové a par exemple mis en lumière le fait que les agriculteurs ont perdu un tiers de la plus‐value alimentaire sur les produits agricoles en l’espace de quinze ans.

Agenda

Lettre d'information