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Il est essentiel de favoriser la pêche durable à travers nos achats. Les labels sont notamment là pour nous aiguiller, mais pas seulement, une série d’informations peuvent nous aider à faire des choix, mais c’est aussi en changeant vos habitudes que vous pourrez agir sur la préservation des ressources halieutiques.

Attention ! Pour glaner les informations qui suivent, il vous faudra un peu de patience et de persévérance. En effet, elles se trouvent souvent au verso de la barquette de poisson ou en tout petit sur le sachet de surgelés. Si vous allez chez le poissonnier, posez-lui vos questions.

1) L’espèce du poisson

Le nom latin de l’espèce ainsi que son nom usuel, c’est le minimum que vous devriez retrouver sur l’étiquette ou que votre commerçant devrait pouvoir vous fournir. Cette indication vous permettra premièrement d’identifier si l’espèce se trouve sur la liste rouge et deuxièmement d’éviter certaines espèces dont les stocks sont surexploités (information à croiser avec l’origine).

Le nom latin sera votre salut dans la chasse aux poissons durables. En effet, le nom usuel des poissons est parfois très ambigu, par exemple, la morue est en réalité du cabillaud, on appelle parfois la perche du Nil ; Bar Victoria, la lotte et la baudroie sont les mêmes poissons, etc.

2) L’origine du poisson

Les stocks de poissons dépendent de l’endroit de pêche. Pour une même espèce, les stocks peuvent être très bas dans une mer et acceptable dans une autre.

Actuellement, la législation impose la zone FAO, ce qui signifie que pour les poissons européens, vous ne retrouverez souvent pas plus que FAO 027, c’est-à-dire, l’Atlantique Nord Est, autrement dit l’Europe. Cette règlementation va changer en décembre 2014, la zone CIEM sera également exigée, celle-ci étant beaucoup plus précise. Mais ceci n’est pas sans mal pour les professionnels de la pêche … Cela prendra donc certainement un peu de temps avant d’être complètement acquis.

De manière générale, préférez des produits de la mer pêchés localement ou qui n’ont pas parcouru la moitié de la terre pour arriver dans votre assiette.

Vous soutiendrez les pêcheurs locaux, et vous contribuerez aussi à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports. Vous serez également plus sûrs des conditions de travail du personnel et bien entendu de la fraîcheur des produits.

De manière générale, les produits surgelés proviendront de plus loin (ex : le Colin d’Alaska), faites également attention à la mention « ne pas recongeler sur des poissons comme le Tilapia (photo) et le Pangasius, tous deux provenant des mers chaudes d’Asie et ayant subit une congélation.

3) La technique de pêche

Préférez les produits de la mer issus d’une pêcherie n’utilisant pas de méthodes non sélectives et destructrices. Préférez les poissons issus de méthodes de pêche plus durables comme la pêche à la ligne ou la pêche aux casiers ; préférez également les petits bateaux.

Actuellement, les seules informations disponibles sont le mode de production, autrement dit ; pêche en mer, pêche en eau douce ou aquaculture.
A partir de décembre 2014, les techniques de pêche seront aussi obligatoires.

4) La saison

De manière générale, évitez de consommer les poissons pendant leur période de frai (la période de reproduction). Cependant cette recommandation n’est pas toujours évidente, la période variant en fonction du lieu de pêche, rendant difficile la compilation d’un calendrier des saisons. A retenir du moins, pour les poissons plats, le choix est facile, leur goût n’est pas du tout agréable lors de leur période de frai.

Il existe cependant des exceptions, comme le Skrei de Norvège (photo). Ce cabillaud est pêché pendant sa période de frai mais il reste durable et équitable, les stocks étant bons et sa pêche se faisant uniquement avec de petits bateaux très contrôlés.

5) La taille

La taille est cruciale dans le choix du poisson que vous allez consommer, un poisson considéré comme durable aujourd’hui pourrait ne plus l’être demain si la pêche vise aussi les petits spécimens et empêche la reproduction.

S’il vous arrive de consommer du poisson entier, n’achetez pas de poissons de trop petites tailles. Il faut que celui-ci ait atteint sa taille minimum de maturité sexuelle pour se reproduire et perpétuer les stocks. Celle-ci est encore malheureusement souvent différente de la taille réglementaire.
Cependant, vous pouvez toujours éviter d’acheter ou de commander de la Solette et de la Civelle.

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